Sophie Divry – La condition pavillonnaire

Sophie Divry

Dans le dernier livre de Sophie Divry, « La condition pavillonnaire« , il est question de la vie d’une femme : le parcours de M.-A. qui dans sa vie a joué plusieurs rôles, dont celui d’épouse, de mère, d’employée, d’amante ou de grand-mère, et qui n’a pourtant jamais éprouvé un sentiment de plénitude.

Pendant la lecture du livre, je me suis parfois remémorée des scènes du film « The Hours », plus précisément les parties consacrées à Laura Brown (interprétée par Julianne Moore). Une jolie femme, soignée, élégante avec sa famille bien rangée dont le destin sera bouleversé suite à la lecture d’un livre de Virginia Woolf.

On ne va certainement pas si loin dans le livre de Sophie Divry. M.-A., fille unique issue d’un milieu plutôt modeste, part faire ses études où elle goûte pour la première fois à une vie indépendante et anonyme dans une grande ville. Elle y rencontre François et à partir de ce moment-là, sa vie suit une trajectoire plus ou moins classique (si on veut !) : l’aménagement de leur appartement, le premier travail, l’achat d’un pavillon, la naissance des enfants…

On l’imagine bien rentrer du travail, aller en voiture récupérer ses enfants, les emmener éventuellement pour leurs activités, faire ses courses dans un supermarché. On la voit réfléchir en conduisant, essayer de peaufiner son planning pour être encore plus efficace (faut-il mieux aller à la pharmacie d’abord ou aller chercher un manteau au pressing ?). Puis elle récupère ses enfants à nouveau, rentre à la maison… Mais entre le travail, les enfants et les courses, M.-A. n’est pas vraiment satisfaite et songe toujours à vivre quelque chose d’extraordinaire. Comment devenir (ou plutôt se sentir) heureuse quand les journées se ressemblent l’une à l’autre et seul l’achat d’une machine à expresso peut apporter un peu de changement ? Comment combler le sentiment d’un manque ?

Je me suis quelquefois ennuyée (comme M.-A., certes !) mais j’ai apprécié les pointes d’humour. Presque chacun pourrait se retrouver dans certaines scènes (notamment celles de l’achat d’une maison ou l’organisation des dîners) où on lit des phrases tant de fois prononcées et entendues, par exemple p. 71:

Investir dans la pierre, il n’y a que ça !

Ma chère fille, il n’y a que trois choses qui comptent dans un achat : l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement.

En revanche, certains passages étaient pour moi complètement inutiles et ont cassé la fluidité du texte (par exemple les quelques pages sur l’automobile).

J’avoue donc que je suis restée un peu sur ma faim mais je pense que ce livre vaut quand même un détour.

dépêchez vous de l’acheter chez votre libraire

X allez l’emprunter dans votre bibliothèque

lisez plutôt autre chose

Réf.: La condition pavillonnaire de Sophie Divry, Noir sur blanc, 2014, 262 p.

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