William Boyd – L’attente de l’aube

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L’attente de l’aube de William Boyd est un roman que j’ai trouvé dans une des armoires à livres qui poussent maintenant dans de nombreuses villes ou villages pour inciter les gens à lire, à échanger, à découvrir de nouveaux titres. J’ai été tout de suite attirée par la belle couverture aux allures nostalgiques et l’ai emmené avec moi à la maison où il a attendu le moment propice. Et c’est justement en automne où j’ai eu envie de faire un voyage dans la vieille Europe…

L’histoire se déroule pendant la Première Guerre Mondiale et a pour personnage principal un acteur britannique, Lysander Rief. Celui-ci arrive à Vienne pour y résoudre un problème intime grâce à la psychanalyse. Logé dans la pension Kriwanek, il enchaîne donc ses rendez-vous et tombe amoureux d’une certaine Hattie. Au début, j’ai été assez déconcertée, car l’histoire démarre très lentement même si, sur la quatrième de la couverture, on nous parle des multiples surprises et d’une traque d’une taupe de l’armée britannique. La chose qui m’a incitée à continuer la lecture était les petites pointes d’humour très british comme je les aime, parsemées par ci, par là. Et puis j’ai toujours eu une faiblesse pour l’Europe centrale et l’ambiance du début du XXème siècle, avec les salons de thé, les rendez-vous chez les tailleurs, les pensions… Je me suis donc concentrée sur ces détails de l’époque en abandonnant tout espoir d’un roman d’espionnage.

Il fallait parcourir un bon tiers du livre pour passer d’une promenade paresseuse à une légère course. Lysander, éperdument amoureux, s’embrouille dans une situation compliquée et se retrouve d’un coup agent secret. Grâce à son caractère plutôt flegmatique (même dans les moments les plus difficiles, je ne le voyais que hausser les sourcils) et ses expériences de comédien, il accepte son nouveau rôle et essaie de trouver la personne qu transmet les informations sensibles aux Allemands, en voyageant entre Genève, Londres et Vienne…

Ceci dit, je n’ai pas pu me débarrasser complètement de ce sentiment de lenteur, je n’ai pas tourné les pages fébrilement pour découvrir « qui, comment et pourquoi ». Mais si vous avez envie de séjourner un moment dans une pension viennoise chez Frau Kriwanek et sa Traudl, prendre quelques séances chez le Dr Bensimon et boire ensuite une Kapuziner au Café central, je vous invite volontiers à…

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Réf : L’attente de l’aube de William Boyd, traduit de l’anglais par Christiane Basse. Points, 2013, 456 p.

 

 

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