Robert Galbraith – L’appel du coucou

DSC_0049

Un roman policier à l’anglaise, L’appel du coucou fait rentrer sur la scène littéraire un nouveau détective privé ! Et pas besoin de mener une enquête pour découvrir qui se cache sous le pseudonyme de l’auteur – Robert Galbraith, je vous dévoile le « mystère » tout de suite !

J’ai bien mis le mot mystère entre guillemets, car l’identité de l’écrivain a été rendue publique très rapidement (elle figure même sur la quatrième !). Oui, c’est la célèbre J. K. Rowling, l’auteure de Harry Potter, qui est à l’origine des enquêtes de Cormoran Strike, détective privé londonien.

Il est bien attachant, ce Cormoran. Fils d’une célébrité, il est revenu d’Afghanistan où il a reçu de telles blessures qu’il doit subir une amputation d’une jambe. Son agence est sous la menace d’une fermeture car il est à cours d’argent. De plus, il vient de rompre avec sa petite amie de longue date. Puis vient un jour, où une nouvelle secrétaire entre dans sa vie, ainsi qu’un nouveau client. Cormoran Strike est alors embauché par John Bristow pour qu’il élucide la mort de sa sœur – une mannequin très célèbre. Ce dernier ne croit pas à un suicide et reste persuadé qu’elle a été assassinée.

Cette enquête nous donne l’occasion de s’introduire dans un monde que l’on n’a pas l’habitude de fréquenter (je parle pour moi !) – celui des mannequins, de la mode, des célébrités tout simplement, mais aussi le monde des riches de tout genre. C’est là où excelle l’auteure qui sait très bien dépeindre ce milieu, ses personnages excentriques, superficiels, sans arrêt traqués par les tabloïds, vivant dans un monde à part. L’argent, la célébrité, les drogues… tout y est.

Cormoran Strike va essayer de démêler les relations confuses et sa nouvelle secrétaire, Robin, une femme vive d’esprit, lui donne un bon coup de main. J’ai beaucoup aimé les passages où elle figure, et trouvé ce personnage très bien réussi. C’est d’ailleurs le point fort de ce livre : les différentes personnalités vraiment bien restituées.

Côté suspens, on peut volontiers lire ce policier dans des coins reculés, sans craindre de sursauter à chaque craquement d’une vieille armoire. Il pourrait faire plaisir à des fans d’Agatha Christie : on peut s’amuser à déplacer les différents pièces du puzzle au fur et à mesure que l’enquête avance. Inconditionnelle de Hercule Poirot, j’ai quand même été assez déçue, justement par ce manque de suspens et une certaine lenteur. Je n’ai pas non plus tourné les pages fébrilement pour découvrir le coupable…

Ceci dit, je n’exclus pas de me pencher sur d’autres enquêtes de Cormoran ! Dans le dernier magazine LIRE, vous pouvez d’ailleurs lire un extrait de la troisième enquête qui vient de sortir en français.

achetez-le chez votre libraire

X empruntez-le dans votre bibliothèque pour le côté anglais

X mais si vous cherchez du suspens, lisez autre chose

L’appel du coucou de Robert Galbraith, traduit par François Rosso. Le Livre de Poche, 2014, 696 pages.

Publicités

4 réflexions sur “Robert Galbraith – L’appel du coucou

  1. Je suis assez tentée, surtout en cette période de « mois anglais »… mais plongée je suis dans un polar écossais sans doute plus noir mais moins « écrit ».

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s