Sonja Delzongle – Boréal

Groenland, 2017. Une mission scientifique ayant pour but d’analyser les conséquences du réchauffement climatique dans cette région du monde se retrouve face à des centaines de cadavres de bœufs musqués, gelés dans le permafrost. Rapidement, la peur semble gagner certains membres du groupe face à des phénomènes inexpliqués, puis les disparitions s’enchaînent. Bienvenue dans l’univers de Boréal, le dernier thriller écrit par Sonja Delzongle !

De toutes les hécatombes que Luv a vues sur le terrain au cours de sa carrière, c’est sans doute celle qui lui laissera le sentiment le plus indéfinissable, un souvenir aussi glaçant qu’esthétique dans sa froide tragédie.

C’est le premier roman de Sonja Delzongle que je lis. Elle a déjà à son actif plusieurs ouvrages, comme Dust, Quand la neige danse et Récidive, tous réédités en poche. Un bon signe donc !

Quand s’ouvre le roman, la mission scientifique compte 2 femmes et 4 hommes. Il y a d’abord Roger Ferguson, le chef, sismologue, secrètement amoureux d’Atsuko, une géologue japonaise rapidement gagnée par l’anxiété. S’y ajoute Anita Whale, une climatologue, Mathieu Desjours, un étudiant, Akash Mouni, le cuisinier et enfin Dick Malte, un glaciologue noir à l’humour parfois graveleux :

Il n’est pas étonnant qu’il ait choisi d’étudier la glace. Un élément qui lui ressemble. Dur, tranchant, instable, changeant, trompeur et froid.

Roger Ferguson fait rapidement appel à Luv Svendsen, « une spécialiste des hécatombes animales » pour l’aider à comprendre la mort des bœufs musqués. Celle qui se fait tatouer sur le corps des espèces disparues fait face à de gros problèmes personnels et vit sous protection, ayant dû faire face à une tentative d’assassinat. Tensions, disparitions… La mécanique s’enchaîne dans ce thriller. Le lecteur semble tenir une piste dès le début grâce au retour sur un événement ayant eu lieu 50 ans auparavant au même endroit, mais il faudra attendre pour en savoir plus.

Parmi les points forts de ce thriller, je citerais déjà l’idée de départ de lier un thriller avec l’écologie. Les modifications de la banquise joueront d’ailleurs un rôle dans le livre. Ensuite, l’auteure s’inspire de faits réels s’étant déroulés dans la région comme la construction d’une base américaine au moment de la guerre froide, ou encore l’explosion d’un bombardier américain transportant des bombes à hydrogène à Thulé en 1968. Pour finir, on immerge rapidement dans l’univers du roman, non seulement au Groenland, mais aussi à Londres où se déroule une partie de l’action impliquant Luv Svendsen.

Pour autant, il m’a manqué quelque chose. Certes, je ne suis qu’un lecteur occasionnel de thrillers mais malgré une tension qui monte et une lutte pour la survie qui obligera les survivants à dépasser leurs limites, il m’a manqué un brin de suspense ; surtout, j’ai trouvé que certaines faits ou rencontres sur la banquise étaient peu probables.

Je le conseillerais bien sûr à celles et ceux qui suivent avec intérêt Sonja Delzongle ou encore aux lecteurs assidus de thriller. Par conséquent, si vous suivez mon avis :

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ne le lisez pas

Boréal, de Sonja Delzongle. Denoël, 2018, 445 pages.

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9 réflexions sur “Sonja Delzongle – Boréal

    • Je vais aller jeter un coup d’oeil à Barry Lopez, mais très objectivement, je ne pense pas que ce livre te laisse un très grand souvenir.

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  1. Comme Dominique c’est le lieu qui m’attire ! Dès qu’il s’agit de pays froids, glacés… Peut-être parce que je vis dans une région de France bien chaude ! J’ai vu aussi un thriller à la TV qui exploitait la veine écologique : découverte d’un mammouth dans le permafrost… Mais rien d’inoubliable ! Claudialucia ma librairie

    Aimé par 1 personne

    • J’avais la même motivation que toi au départ, j’ai un faible pour ces régions, mais je dois avouer que cette histoire s’oublie assez vite…

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  2. Je vois souvent cette auteure… Mais il se trouve que je l’ai croisée à un salon et je n’ai pas forcément apprécié son attitude… :/ Du coup, je fuis bêtement ses romans. Ton avis ne me donne guère plus envie d’essayer !

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      • Eh bien, une attitude un peu hautaine, et pas très souriante la dame… Bon, après, difficile de juger sur cela, j’en conviens, surtout pour ce genre d’événement… Mais c’était une impression générale qui ne m’a pas donné envie de m’approcher d’elle.

        Aimé par 1 personne

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