Jill Dawson – Sang d’encre

Après s’être promené à travers l’Europe de l’Est, changeons un peu de direction. Nous allons rendre visite à la célèbre écrivaine américaine, Patricia Highsmith, séjournant en Angleterre. Son histoire, écrit par Jill Dawson, s’intitule Sang d’encre.

Cela porte malheur de parler du roman sur lequel on travaille. C’est comme d’ouvrir le four quand on fait cuire un soufflé : le soufflé retombe et tout est raté.

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Petra Hůlová – Les montagnes rouges

Après avoir fait le choix des livres pour le Mois de l’Europe de l’Est, il nous a rapidement sauté aux yeux que beaucoup d’entre eux évoquent la Deuxième Guerre Mondiale ou d’autres périodes tragiques du XXème siècle en Europe. Pour rompre un peu avec cette lignée, je vous propose un agréable dépaysement venant de la plume d’une auteure tchèque Petra Hůlová. Attelez votre cheval et suivez-moi dans Les montagnes rouges en Mongolie !

Quand il y a le shoroo chez nous, des sacs en plastique virevoltent tout autour du ger. Je m’assois parfois dehors pour regarder le sable tournoyer, l’horizon se teinter d’or et de brun et le soleil, mat et tremblant dans un tourbillon de poussière jaune. Les chaussures virent au gris sous une pellicule de poussière, cette poussière qui pique les yeux et crisse entre les sabots des chevaux ; elle rend tout le troupeau nerveux et le nokhoï est à la peine pour séparer les juments qui allaitent et leurs poulains des autres.

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Pavel Kohout – L’heure étoilée du meurtrier

Décidément, les Tchèques ont un lobby fort sur ce blog, on ne peut le nier ! Je vous présente donc aujourd’hui un autre auteur venu de ce pays : Pavel Kohout. Ecrivain, dramaturge et poète, né en 1928, il fait partie des personnages les plus connus sur la scène littéraire tchèque. J’aurais bien aimé de vous parler de « L’exécutrice » (chez Albin Michel), un roman dont l’héroïne fréquente un lycée pour les bourreaux – cette idée a permis à l’auteur de se pencher sur les pratiques des régimes totalitaires, sur la nature humaine et sa cruauté sous un autre angle, plutôt humoristique. Mais comme d’habitude, mes choix sont aussi influencés par la disponibilité des livres en français. Je vous propose donc de vous rendre à Prague, avec L’heure étoilée du meurtrier (chez folio).

* (si vous avez l’habitude de ne lire que le début de l’article, ne passez pas cette fois-ci à côté du petit sondage en bas de cette page !)

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Ladislav Mňačko – La mort s’appelle Engelchen

Pour moi, la Slovaquie ne devait pas manquer à notre sélection de ce mois-ci. Ce n’était pas facile de trouver un titre (soit le livre n’a pas été traduit soit il est épuisé), mais mon choix s’est finalement porté sur un auteur slovaque très connu, Ladislav Mňačko. Dans son livre autobiographique, La mort s’appelle Engelchen, l’auteur raconte la vie des partisans et nous remémore un des événements tragiques de la Seconde Guerre Mondiale.

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Brina Svit – Con brio

Svit

Il y a quelques mois, Patrice a chroniqué La ballade de la trompette et du nuage de l’auteur slovène Cyril Kosmač. C’est mon tour de vous parler d’une écrivaine slovène dans le cadre de notre mois de l’Europe de l’Est ! Brina Svit est en effet d’origine de Ljubljana et a écrit ses 4 premiers romans dans sa langue maternelle, puis elle est passée à sa langue d’adoption – le français. Con brio est son troisième roman, dans lequel elle décortique une relation peu habituelle entre un écrivain vieillissant et une étrangère énigmatique.

Rares sont les espèces qui parviennent à survivre en dehors de toute forme de vie collective : le léopard, le vison, le martre, le blaireau… et moi.

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Leonid Tsypkin – Un été à Baden-Baden

Tsypkin

J’ai découvert ce livre complètement par hasard. En cherchant des informations sur Susan Sontag, les moteurs de recherche m’ont proposé Un été à Baden-Baden de Leonid Tsypkin, un roman pour lequel la romancière a écrit une préface. Sur la quatrième de couverture on peut lire ses mots : On sort d’Un été à Baden-Baden purifié, secoué, fortifié. Je l’ai acheté et lu aussitôt. Et comme je pense que vous devriez faire de même, je voudrais vous en raconter un peu plus dans ce billet.

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Arnošt Lustig – Elle avait les yeux verts

Si la mémoire était une personne, elle ne serait pas quelqu’un que tu aurais envie de rencontrer la nuit.

Je vous invite à découvrir un écrivain et journaliste tchèque, Arnošt Lustig (1926-2011). D’origine juive, il faisait partie des rescapés des camps de concentration où il a perdu presque toute sa famille – ce traumatisme se reflète dans tout son oeuvre qui compte de nombreuses nouvelles et romans, dont seulement deux (!) sont traduits en français : La danseuse de Varsovie et Elle avait les yeux verts. C’est sur ce deuxième que l’on va s’arrêter aujourd’hui.

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