Anthony Trollope – Le docteur Thorne

Trollope (2)Frank Gresham, héritier désargenté du domaine de Greshamsbury, épousera-t-il Mary Thorne, une jeune fille sans naissance et sans le sou dont il s’est épris? Cette question constitue l’ossature du roman d’Anthony Trollope, Le docteur Thorne ; mais à travers elle, l’auteur brosse aussi un portrait des plus vivants de l’aristocratie anglaise et des riches propriétaires fonciers dans l’Angleterre victorienne. Un véritable coup de cœur ! Lire la suite

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Angela Huth – Amour et désolation

HuthL’Angleterre rurale des années 90 sert de toile de fond au roman d’Angela Huth, Amour et désolation. L’amour est représenté par George et Lily dont on suit la relation qui semble tout d’abord improbable. La désolation, quant à elle, est incarnée par les scandales sanitaires, au premier rang desquels la « maladie de la vache folle ». Une époque noire pour l’agriculture anglaise que l’auteure a le mérite de dépeindre avec beaucoup d’acuité.  Lire la suite

Maria Rosaria Valentini – Magnifica

Nous allons aujourd’hui nous rendre dans l’Italie des années 50 grâce à la plume de l’écrivaine italienne Maria Rosaria Valentini. Magnifica est son quatrième roman, le premier traduit en français. Lumineux, c’est l’adjectif qui me vient à l’esprit immédiatement en repensant à cette histoire et ses protagonistes. Un coup de cœur.

Que se passe-t-il quand une guerre se termine ?

(…)

Quelques acacias résistent mais c’est l’odeur de gravats, de pierre, de sable, de terre meuble et de ferraille qui domine. Les décombres engloutissent les derniers îlots de la peur. Au cœur du néant, l’espérance n’a pas de corps ; nul ne peut la toucher, nul ne peut s’agripper à l’une de ses mamelles et aspirer un colostrum qui nourrisse l’avenir. Pourtant l’espérance est perceptible. Elle avance pieds nus. S’habille d’absences. Susurre des vœux. Respire aux côtés de ceux qui ont faim de vie. Que les morts reposent en paix. Il n’y a rien d’autre à faire. Sinon inventer un commencement.

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Benedict Wells – Le dernier été

En début d’année, je vous ai parlé d’un certain Jules et de sa famille brisée par un accident tragique. Le livre, édité en français sous le titre La fin de la solitude, vient de sortir en poche et je vous encourage à y jeter un coup d’œil – cette histoire mélancolique et si touchante devrait bien se marier avec l’arrivée de l’automne et les premières tisanes ! Pour découvrir un peu plus son jeune auteur, Benedict Wells, la maison d’édition Slatkine & Cie a eu la bonne idée d’éditer son premier livre : Le dernier été. Sorti en Allemagne en 2008, le roman raconte l’histoire de l’enseignant Robert Beck qui fait un bilan de sa vie et appréhende ce qu’il va devenir par la suite.

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Francesca Melandri – Eva dort

MelandriDe retour en Italie après un séjour à l’étranger, Eva reçoit un appel de Vito, qui vit ses derniers jours et souhaiterait revoir la jeune femme une dernière fois. C’est le début d’un long voyage pour Eva, la menant en train de son Tyrol natal jusqu’en Calabre, pendant lequel est évoquée l’histoire de sa famille mais aussi celle du territoire du Haut-Adige, passé en 1919 de l’Empire austro-hongrois à l’Italie. C’est le cadre du livre Eva dort de Francesca Melandri. Lire la suite

Alessandro Mari – Les folles espérances

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Quatre personnages pour autant d’histoires : celles de Colombino, Leda, Lisander et José, plus connu sous le nom de Garibaldi, ont pour toile de fond l’Italie de la première moitié du XIXème siècle. La marche vers l’unité italienne est en cours, et chacun des protagonistes a rendez-vous avec son destin et avec la grande Histoire. Premier roman ambitieux de l’écrivain italien Alessandro Mari, salué par la critique lors de sa sortie en 2011, voici aujourd’hui Les folles espérances et ses impressionnantes 1150 pages ! Lire la suite

Giorgio Bassani – Le jardin des Finzi-Contini

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Avril 1957. Lors d’une excursion dominicale, le narrateur rentre dans un cimetière où la vue d’une tombe lui évoque celle des Finzi-Contini, une famille juive bourgeoise de sa ville de Ferrare qu’il a bien connue et dont on apprend rapidement que la plupart de ses membres furent déportés en 1943 en Allemagne. Il se replonge ainsi dans sa jeunesse, plus exactement en 1938, l’année où les Juifs se voient interdits de fréquenter le club de tennis de Ferrare ; à partir de ce moment, le domaine des Finzi-Contini, ou plutôt leur cours de tennis, devient le refuge de toute la troupe et le lieu de rapprochement entre les protagonistes, entre premier Micòl Finzi-Contini et le narrateur… Lire la suite